Le Gynécologue

(Emmanuel Donzella)

Je n'ai rien fais sur ce texte, mais il est tellement bien fait, que je partage...
Faites une recherche dans YouTube, ça vaut le détour...

Comme un amant à celle qu'il aime
Je voudrais te parler d'amour
Mais je reste toujours en peine
Je ne trouve pas les mots pour
Enflammer ton coeur et ton âme
L'inspiration m'échappe des mains
Au lieu de voir en toi la femme
Je vois des ovules, des vagins (x2)

Voilà mon cruel prologue,
Je suis gynécologue.

Je prétendais à devenir
Un homme à femmes, un don Juan
Mais le destin m'a fait choisir
Un genre quelque peu différent
Je ne me frotte à aucun coeur
Des femmes dont je frotte l'intérieur
Mes lettres d'amour se suffisent
Aux résultats d'une analyse (x2)

Mais je jour où je t'ai connue
J'ai su que je ne savais rien
De ces femmes dont j'avais cru
Percer le mystère féminin

L'amour a ses raisons du coeur
Et le savoir n'y fait rien
Je te connais de l'intérieur
Mais c'n'est qu'le début du chemin (x2)

Pour cela je veux te séduire
Mais je sais pas comment faut faire
J'ai peur que tu te mettes à rire
Et j'ai peur que tu t'indiffères
Bon ! Quand on fait l'amour, sois-en sûre
Ah ! Je ne trouve pas les mots
J'ai jamais l'impression j'te jure
D'aller faire un tour au bureau (x2)

Comme un amant à celle qu'il aime
Je voudrais te dire des mots doux
Mais je reste toujours en peine
Je suis pas poète pour un clou
Mais depuis l'début d'ma carrière
Sache que de tous les ovaires
Que j'ai pu croiser sur la Terre
C'est bien les tiens que je préfère (x2)

Voilà c'était mon épilogue
Je suis gynécologue.
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Le jour s’est levé

(reprise de Téléphone)

Je jour s’est levé
Sur ce monde de tarés
Je crois v’ais m’tiré
Si ça doit continuer
Le jour s’est levé
Plein ou trop de cinglés
Oui ce n’était qu’une trêve
Que je viens de rêvé
Comme ce jour poursuivait
En moi, je pensais
Puisque ce n’était qu’un rêve
J’ai rien à aimer
Quand le jour s’est barré
Soudain, j’ai chialé
Car à la fin du rêve
Le jour va se lever
Nous sommes ici pour boire
Rien d’autre à laisser voir
Voir que l’on meurt chaque soir
Même ceux qui ont l’espoir
Et qu’il est bien trop tard
Bien trop tard
Déjà trop tard
A toi de boire
Il faut pouvoir
Le jour s’est levé
Je croix que j’ai rêvé
Oh merde, j’ai rêvé
Pour une fois que je mourrais
Enfin j’appréciais
Le monde que je quittais
Je retournais mon âme
Loin des blâmes, loin des femmes.

Mon ombre

Mon ombre se répand,
jusque sous ma peau.
Mon âme l’attend,
Vêtue d’oripeaux.
Mon ombre prétend,
Vaincre mon bourreau.
Qui en ce moment,
Aiguise son couteau.
Crois-tu réellement,
Que j’irai penaud.
Le pas triste et lent,
Dans mon tombeau.
Toujours en mouvement,
Cette ombre, ce fardeau.
Me suit en rampant,
Longeant les caniveaux.
Soudain, violemment,
Sur un mur trop haut.
Se dresse et redescend,
Dans une marre d’eau.
Partout son bruissement,
Partout et par morceaux,
Partout où je l’entends,
Mais elle reste incognito.

Ça n’est pas enterré

Mon tout, mon grand amour, ma bien-aimée, ma seule,
Je t’écris dans la paie du jour agonisant...
Je suis à la campagne, assis sur quelques meules,
Au loin, le soleil meurt tranquillement,
Je pense à toi, chère âme mienne, Ton absence
est si pleine de toi que c’est une présence,
plus vague, un peu, et plus lointaine, voilà tout,
et c’est pour ça, mon cœur que ce soir est si doux,
Si doux qu’il ressemble aux soirs échappés de Shakespeare...
Dans l’air autour de moi, c’est toi que je respire,
Tes gestes, ton parfum, ta voix, ton regard,
tu es plus vivante ici que nul part.
Il m’est parfois donné à l’occasion d’une soirée,
Au détour d’un couloir ou d’un groupe de personnes,
D’entendre une mélodie, une phrase trop bien jouée,
Et mon esprit tout-à-coup s’envole et déraisonne,
Tu ne sais pas, ma seule, tout ce qu’un air
remue de souvenirs, dans le cœur et dans la chaire,
Aucun n’est ordinaire, ils ont chacun leur âme,
qu’ils ont prix à la voix des violons ou des femmes,
Et l’on ne sait pourquoi, ni ce qu’y met le cœur,
un simple accord, parfois, résonne comme un pleur,
Et tant d’infini est en lui, grave ou tendre
qu’il lui faut tout l’espace pour s’étendre.
C’est l’écho qu’on entend des voix qu’on entend pas,
L’appel d’un être aimé, en de lointain là-bas,
qui se souvient en nous d’un grand amour passé,
que le temps a conclu, mais n’a pas enterré.

Seule ma peau m’importe

Dévoré de rage et d’amertume,
Je me tiens ce discours et ose prétendre,
Que fais d’une matière qu’on appelle cendres,
Je suis le feu, les forêts, le vent et l’écume.

Si le sage, suivant ses pensées et sa raison,
A coutume de bâtir sa demeure sur le roc,
À cela je répondrai, « Psycho-choc » :
Choisir un divin liquide et boire cette solution.

Emporté comme un vaisseau sans pilote,
Je me laisse aller partout où je flotte.
Comme l’oiseau dans le ciel, rien ne me retient,
N’étant à personne, rien ne m’appartient.

Stagner, ne plus bouger ; c’est ça que je crains,
Sans cesse, je cours de bar en tavernes,
Désireux de tous, je me contente de rien,
Ma raison est vide, mais mes vaines sont pleines.

Cherchant mes semblables, je m’associe aux vauriens,
Peut-être que mon cœur lourd pèse trop en moi.
Qu’il est doux de rire, plus doux qu’un rayon de miel,
Délicieux est le labeur que commande Venus.

Qui jamais n’habite les cœurs engourdis.
Ma route est large comme le veut ma jeunesse,
Je me livre à mes vices, oublieux des vertus,
Plus désireux de volupté que de salut.

Morte est mon âme !
Seule ma peau m’importe ! ! ! ! !
( C’est la dernière chose que j’ai à sauver )