Seule ma peau m’importe

Dévoré de rage et d’amertume,
Je me tiens ce discours et ose prétendre,
Que fais d’une matière qu’on appelle cendres,
Je suis le feu, les forêts, le vent et l’écume.

Si le sage, suivant ses pensées et sa raison,
A coutume de bâtir sa demeure sur le roc,
À cela je répondrai, « Psycho-choc » :
Choisir un divin liquide et boire cette solution.

Emporté comme un vaisseau sans pilote,
Je me laisse aller partout où je flotte.
Comme l’oiseau dans le ciel, rien ne me retient,
N’étant à personne, rien ne m’appartient.

Stagner, ne plus bouger ; c’est ça que je crains,
Sans cesse, je cours de bar en tavernes,
Désireux de tous, je me contente de rien,
Ma raison est vide, mais mes vaines sont pleines.

Cherchant mes semblables, je m’associe aux vauriens,
Peut-être que mon cœur lourd pèse trop en moi.
Qu’il est doux de rire, plus doux qu’un rayon de miel,
Délicieux est le labeur que commande Venus.

Qui jamais n’habite les cœurs engourdis.
Ma route est large comme le veut ma jeunesse,
Je me livre à mes vices, oublieux des vertus,
Plus désireux de volupté que de salut.

Morte est mon âme !
Seule ma peau m’importe ! ! ! ! !
( C’est la dernière chose que j’ai à sauver )