A 11 ans

Il était tout ce que nous aimons voir,
le doux visage de notre utopie.
Ce monde où il fait bon savoir,
que notre prochain est notre ami.
Soudain vous pensez,
Que juste avant de mourir,
Combien il a dû pleurer,
Et combien il a dû souffrir.
Finir en hurlant même bâillonner.
Appeler un secours qui n’arrive jamais.
Y croire et tout en saignant espérer.
Se sauver en rampant sur ses plaies.
Avec dans le dos, les mains attachées.
Cela vous choc, êtes-vous si pure ?
Vous qui ne savez pardonner.
Par peur de ne pas être assez dur !
Croyez-vous, que comme ça vous gagnerez ?
Oui ? Alors, venez me dire en face,
que jamais vous n’avez frappé.
Jamais vous ne pourrez,
car en vous existent les traces.
Tous ces coups, je les rendrais.
Ils sont donnés mais jamais.
Ils ne resteront sans rétorque.
Je ne veux pas, je ne peux plus voir ça.
Je ne veux pas baisser mon froc.
Quand les coups seront rendus, je serais là.
Là où le mauvais reste.
Et où le bon s’en va.
C’est le choléra et la peste.
Qui disent « tout est à moi ».
Un gosse de onze ans,
qui entame sa vie,
la réduire à néant,
la sacrifiée pour qui ?
Faite enfin place au bon,
Et là où aucune faute ne s’expie,
Là où tout se paye,
C’est en enfer que je vous expédierai..