Aux Damnés

Vous vous éloignez,
loin de moi,
désireux,
de me fuir.
Vous vous détournez,
de mon désarroi,
scabreux,
pour le maudire.
Vous vous sauvez,
par grands convois,
trop honteux,
pour me contredire.
Mais vous cavalez,
sans savoir pourquoi,
tout pouilleux,
d’en pâlir.
Vous vous cloîtrez,
et je vous vois,
bien pesteux,
en train de périr.
Vous vous isolez,
et je crois,
dangereux,
de vous laisser grandir.
Vous vous confinez,
et je vous renvoie,
avec eux,
pour me subir.
Mais vous blasphémez,
et c’est pourquoi,
même votre Dieu,
pense à partir.
Vous vous retrouvez,
sans aucune foi,
et trop vaniteux,
pour l’écrire.
Mais vous vous perdez,
sans vos lois,
hasardeux,
et sans avenir.
Et vous êtes hébété,
Sans moi,
Trop heureux,
De vous voir pourrir.